Parfum exotique

29 01 2012

Quand, les deux yeux fermés, en un soir chaud d’automne,
Je respire l’odeur de ton sein chaleureux,
Je vois se dérouler des rivages heureux 
Qu’éblouissent les feux d’un soleil monotone;

Une île paresseuse où la nature donne
Des arbres singuliers et des fruits savoureux;
Des hommes dont le corps est mince et vigoureux,
Et des femmes dont l’œil par sa franchise étonne.

Guidé par ton odeur vers de charmants climats,
Je vois un port rempli de voiles et de mâts
Encor tout fatigués par la vague marine,

Pendant que le parfum des verts tamariniers,
Qui circule dans l’air et m’enfle la narine
Se mêle dans mon âme au chant des mariniers.

Una vez, un amigo francés me dijo que le encantaba Baudelaire. A mi me encanta la poesía, y hace ya algunos años que tengo en mi estantería Les Fleurs du Mal.   A veces me acuerdo de gente que conocí, que aprecié (y aprecio)  mucho, y que aun así, es probable que no vuelva a ver. Hoy le ha tocado el turno a este amigo francés que me dijo que le encantaba Baudelaire.

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